7 juillet 2025

Que valent les voitures autonomes aujourd’hui ?

Par Lutix

L’idée des voitures capables de rouler, sans chauffeur, semblait futuriste à une époque. Mais, depuis quelques années, de nombreux constructeurs y travaillent. Différents modèles ont vu le jour et circulent déjà sur les routes, mais en phase test ou dans des zones bien précises. Mais, que valent réellement ces véhicules autonomes aujourd’hui ? Remplissent-ils réellement leurs promesses en termes de gain de temps, de sécurité et de mobilité ? Et surtout, peuvent-elles remplacer les automobiles classiques ? Focus !

Voitures Autonomes

Voitures autonomes : les différents niveaux d’autonomie

La voiture autonome est un engin capable de se déplacer seul, sans l’intervention d’un être humain. Certaines même permettent d’envoyer un message bonne nuit à votre proche ou votre chéri et de dormir.

Pour cela, les constructeurs utilisent des technologies basées sur des systèmes de cartographie en haute définition de l’environnement extérieur et d’anticipation des comportements des usagers de la route. L’intelligence artificielle y joue aussi un rôle important, notamment dans la collecte des données de conduite. Ainsi, les engins peuvent percevoir, analyser, et surtout réagir à leur environnement.

Les voitures autonomes se divisent en 5 niveaux bien distincts :

  • Niveau 0 : pas d’automatisation, le conducteur a entièrement le contrôle du véhicule ;
  • Niveau 1 : assistance à la conduite, comme le régulateur de vitesse et l’assistance au maintien sur la voie
  • Niveau 2 : autonomie partielle, avec une prise en charge du freinage, de l’accélération et de la direction sur certaines routes. Ce type de véhicule nécessite encore une surveillance permanente.
  • Niveau 3 : autonomie conditionnelle, où le chauffeur doit être prêt à reprendre le contrôle à tout moment ;
  • Niveau 4 : automobile presque autonome sur la conduite dans des environnements contrôlés ;
  • Niveau 5 : 100% autonome du départ à l’arrivée, c’est-à-dire pas de volant. Ce qui vous permet de vous reposer tout au long du trajet, de lire un livre etc.

Avancement des voitures autonomes aujourd’hui

Le développement des autos autonomes progresse. Aujourd’hui, les grands constructeurs proposent des fonctions d'aide à la conduite. Certaines voitures sont, en effet, dotées de systèmes d’assistance à la conduite ou ADAS (Advanced Driver Assistance Systems). Des technologies qui automatisent, par exemple, le régulateur de vitesse ou encore le maintien de la trajectoire. Vous les retrouverez chez certaines automobiles comme celles de la marque Hyundai, Mercedes, BMW ou bien Tesla.

D’autres entreprises sont d’ailleurs allées plus loin. Waymo a testé des taxis 100% autonomes aux États-Unis, et plus précisément dans des zones contrôlées. Cette filiale d'Alphabet a élargi ses services afin d’offrir aux usagers la possibilité de commander des trajets avec une application dédiée, comme Uber. Cruise, a également exploité les taxis sans conducteur. Cependant, elle a dû arrêter ses activités suite à des incidents. Les autorités américaines ont dû suspendre les autorisations de circulation en Californie.

En chine également, les robotaxis comme AutoX et Baidu circulent déjà dans 5 agglomérations comme Pékin ou Shanghai.

Bien que certains constructeurs de renom continuent de tester le niveau 4, aucun modèle n’est autorisé pour un usage généralisé ou privé, à cause de la législation.

 

Les questions juridiques et éthiques

En seulement quelques années, différents capteurs ont été perfectionnés (ultrasons, radars, caméras ou lidars) et sont aujourd’hui abordables, fiables et performants. Les ordinateurs de bord ont aussi connu une nette évolution, avec une capacité de traiter 30 trillions d'opérations en une seconde, contre 1,8 trillion il y a 15 ans en arrière.

Seulement, actuellement, la question juridique constitue un principal blocage pour les constructeurs, notamment sur la responsabilité en cas d’accident. Il faudrait, en effet, adopter des règles de responsabilité civile et pénale pour déterminer le responsable : le constructeur, le propriétaire de la voiture ou le concepteur du logiciel.

Il y a également une autre problématique : la sécurité des passagers et celle des autres usagers de la route. Comment réagissent ces véhicules face à des comportements imprévisibles des conducteurs agressifs, des cyclistes, des motards ou encore des piétons ?

Sur le plan éthique, étant donné que les décisions de la voiture sont définies par un algorithme, il devient plus compliqué d’avoir le libre arbitre lorsque des accidents inévitables se produisent.

Pour conclure, les voitures autonomes progressent à grands pas grâce aux différentes technologies de pointe. Plusieurs prototypes sont déjà arrivés sur le marché, mais la plupart ne dépassent pas le niveau 3. Pour l’instant, le niveau 4 est principalement utilisé comme des navettes ou des robotaxis, sur des zones très limitées. Le déploiement du niveau 5 reste donc encore assez flou, freiné par des contraintes législatives, économiques et environnementales.

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